Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Ma petite perle d'amour <3

Ma petite perle d'amour <3

Ivy était là.

Elle était enfin la.

Après tant d'attente.

Mon terme était le 14 juillet 2015.

C'était la pleine canicule, je n'en pouvais plus, j'avais plus de 25 kilos en plus, un bébé qui me pesait, qui prenait toute la place, et qui n'étais pas vraiment dans l'optique de sortir..

Rendez vous mercredi 15 juillet pour le rendez vous du terme.

Bébé n'étant toujours pas décidé, on décide de me parler de déclenchement.

On me propose de revenir deux jours plus tard pour échographie de contrôle et monitoring, et déclenchement deux jours après. Soit le dimanche 19 juillet.

Ces derniers jours me semblaient être une éteeeernité.

Je n'en pouvais plus de supporter cet état végétatif (c'était le ressentit que j'avais de la grossesse..)

Tout les jours, je me levais, enfin je basculais telle La Boule de Fort Boyard, je tchequais Insta, et j'avais à chaque fois un peu les boules de voir qu'une telle avait accouchée.. (je sais, c'était vraiment pas sympa)

Comme vous devez vous en doutez, le vendredi arriva, monito, écho de contrôle, et toujours rien. On a "essayait" de me faire le décollement des membranes, j'ai hurlé de douleurs, et la sage femme n'a pas réussi à le faire.

Donc dépité, je suis partie, mon mari sous le bras, assez persuadé que tout se passerait par déclenchement.

Le samedi, rien à l'horizon, l'après mdi, j'en ai profité pour faire mes ongles, mes sourcils (ouais des trucs de filles) et de peaufiner la valise de truc bien inutiles.

J'avais rendez vous à 8h30 au urgence gynécologique le lendemain.

L'homme pour me faire plaisir, me proposa un bon restau en amoureux, histoire de marqué le coup de notre dernière soirée rien que tout les deux..

Une sage femme nous avait dit quelques jours avant : "Profitez en, allez au ciné, faites des restaux, faites l'Amour, tous ce que vous voulez.." Je n'avais pas bien compris à cette instant, je comprend mieux maintenant..

(Déjà que j'étais bien pleine, mais après ça...)

(Déjà que j'étais bien pleine, mais après ça...)

Nous sommes rentrés aprés ce delicieux repas, le dernier à deux, nous nous sommes couchés, mais pour tout vous avouez, nous n'avons pas beaucoup dormi.

On savait que le lendemain on avait rendez vous avec la femme de notre vie, autant vous dire que la nuit fut compliqué.

Le lendemain était enfin la! Douche, préparation, photo insta oblige hein, ça y est c'était enfin mon tour, j'allais découvrir ma mini.

(Pour la petite histoire, les Stan Smith était à l'Homme; merci la rétention d'eau)

(Pour la petite histoire, les Stan Smith était à l'Homme; merci la rétention d'eau)

Attend parce qu'en faite, je pensais que ça irai "vite" enfin, quand je dit ça je me comprend hein, je m'attendais qu'au moins le dimanche au soir, j'aurai ma fille dans les bras... 

Et bien penses tu.

Miss Ivy s'est fais désirée jusqu'au bout du bout.

 

Arrivé au urgence à l'heure, je suis installé dans une salle de travail ou l'on me posera le tampon propess.

Je suis ensuite hospitalisé dans un service de surveillance grossesse, ou je resterais jusqu'à l'accouchement, et je suis invitée à marcher, marcher, marcher.

Les heures passent.. Toujours rien.

Avec l'homme, on rigole, on mange MacDo (ouais à l'époque on mangais n'importe quoi)

On va a la cafet de la mater mangais une glace...

Bref, on étais en joie quoi!

Moi en mode je suis heureuse, mais j'sais que la galère commence (pause du propess)

Moi en mode je suis heureuse, mais j'sais que la galère commence (pause du propess)

L'homme avec les yeux pleins d'étoiles, et son super tablier de papa modèle

L'homme avec les yeux pleins d'étoiles, et son super tablier de papa modèle

La dernière photo de nous deux. (enfin de nous deux 1/2)

La dernière photo de nous deux. (enfin de nous deux 1/2)

L'Homme se promenant à la maternité

L'Homme se promenant à la maternité

La petite pause syndicale oblige à la cafet.

La petite pause syndicale oblige à la cafet.

Et là, les choses sérieuses ont commençé.

Autour de 16h, justement pendant ma petite collation à la cafet, de fortes contractions, rapprochées, commencent à se faire sentir.

Je prend sur moi jusqu'à 18h environ, je demande à une sage femme de m'osculter, elle me mets sous monito de contrôle et me lance: "Je reviens tout de suite." Seulement, le changement d'équipe s'opére dans le service ou j'étais hospitalisé, elle ne reviendra jamais mort de rire.

Pendant ce temps, je restais en souffrance.

Sa colègue fit enfin son apparition, elle regarda mon mari, et lui demande sur un ton particulier de quittais la pièce.. On se regardit avec l'homme. 

Je me suis dit intérieurement. ("Ma biche, tu sais, j'ai un bébé dans le ventre, je pense que mon mari est pret à voir quelqu'un m'osculter sans pleurer, ça va aller hein. Enfin plus vulgairement je voulais lui dire, tu sais ça fais 2h30 que je souffre et il a déjà vu mes parties intimes, je pense qu'on peux y aller?!")

Bref, je clot la paranthèse.

L'homme prit sur lui, sortit de la pièce, et attendit dehors.

La sage femme m'osculta, me fit mal en passant, et me dit sur un ton banal :

"Toujours rien."

"Je vais vous faire une piqure pour calmer ces contractions, vous faites du faux travails."

Pour moi, le monde s'écroulait. Mais enfin, jamais n'allais t'elle sortir?! Pourquoi tant de haine?

Une fois la piqure faites, mon mari retourna auprés de moi, et je me mis à fondre en larme, il était presque 19h, je n'en pouvais plus, je me sentais trés fatigué, et je savais que rien n'étais encore fais, j'avais souffert le martyr pendant plus de 2h30, je ne me sentais pas prête à souffrir encore pour que l'au final on me propose la césarienne.

 

Je pris une douche, mangea un peu des suculants mets de l'hopital, et je decidais de rester tranquille, de me reposer jusqu'à ce que les vraies contractions ne se pointent.

Les super contractions de faux travails (y)

Les super contractions de faux travails (y)

Mon repas semi gastro au urgence gynécologique (je vous ai épargné ma tête, on dirais que je vais mourrir)

Mon repas semi gastro au urgence gynécologique (je vous ai épargné ma tête, on dirais que je vais mourrir)

Et puis, bim, rebelote! 

Des contractions douloureuses et rapprochés autour de 20h30.

J'ai tenu le temps que j'ai pu, et je ne sais comment, je me suis retrouvé sur un fauteuil roulant, direction les urgences gynécologiques.

Une sage femme m'acceuillit, je lui explique que j'ai de fortes contractions, rapporchées, mais que j'ai également trés mal au ventre, dans le bas ventre.

Elle m'osculte, le col étais effacé. lol

Ressentant surment ma forte deception, elle me dit calmement : "Ecoutez, je vais vous administrez une piqure plus forte, qui stoppera net ce faux travails, supprimera la douleur, ça va allez vous aller voir."

Elle s'éxecuta.

Et la je me sentit pire que stone, j'étais bien, sur un nuage, je planais, je ne ressentais plus aucunne douleur.

On me replaca sur mon fauteuil roulant, et je la regardit, le sourire sur le visage et je lui dit : "Merci Madame, vous m'avez fais le plus grand bien"

 

Défoncée, retour dans ma chambre vers 22h.

Mon mari me proposa de prendre une douche, je lui dit que non, que j'étais beaucoup trop stone pour quoi que ce soit, que j'allais en profiter pour dormir un peu, car rien n'étais encore fais, et qu'il fallais que je soit le plus en forme possible.

 

Je commencais à m'endormir quand tout à coup, biiiiiiiiim.

Intérieuremenent je me suis dit "Oh non pas encore, elles viennent de m'administrer une dose de cheval, et ça reprend?! Elles ne vont jamais me croirent..."

Il étais autour de 22h30.

Elles étaient trés rapprochés, toutes les deux minutes, et au fond de moi, je savais que ça y est c'était les bonnes.

Je dit à mon mari de prévenir la sage femme. Elle arriva, me donna deux spasfon (oui, c'est pas une blague) et me dit : "Prenais en un maintenant, puis un autre dans une heure, si vous avez toujours mal, rappellez moi." mort de rire

Dépitée et à bout, je decidais de m'aider à les controler sur le ballon, ce qui me fit le plus grand bien. Dés que je sentais qu'elle arrivait, je sautais dessus comme une acharnée. 

Une fois le délai d'attente expiré, je rappellai la sage femme et je lui dit : "Bon c'est bon là, on va y aller, deux heures que j'ai des contractions toutes les deux minutes, avec vos deux spasfons pas d'améliorations, allez go go go on y va!" #enmodeexpendables

Ambiance clubbing en salle de travail

Ambiance clubbing en salle de travail

Et hop, ni une ni deux, sur mon fauteuil roulant, poussé par mon super mari, nous nous sommes retrouvés au urgence gynécologiques, installés en salle de travail.

J'étais contente, ça s'accelèrais enfin, j'en voyais le bout.

Il était pas loin de 1h du matin, et je retrouvais la sage femme qui m'avais administré la dose de cheval.

On s'osculta, j'étais à 2.

J'ai pleuré.

J'avais tellement souffert pour juste être à 2 que j'étais en joie, et vu ma souffrance, on me posa immédiatement la péridurale, sans que je demande rien.

Mon mari fut amener à sortir, je me retrouvit seule.

Avec ces deux anésthésistes, cette sage femme en façe de moi.

J'avais peur, et je me sentais démuni sans mon mari.

Puis je pris sur moi, j'ai lacher prise, je me suis dit intérieurement : "Soit forte, ne t'inquiète pas, bientôt tu ne souffriras plus".

J'avais peur d'avoir mal, et bien pour tout vous avouer ce qui ma le plus fais mal, c'est le moment ou ils ont tirés pour arracher les pansements qu'ils mettent au moment de la pause.

Et immédiatement j'ai ressentit de l'apaisement.

Une demi heure plus tard, on m'osculta, j'étais à 4, je perdit les eaux ainsi que le tampons.

On étais sur la bonne voie!

 

Cette attente si longue...

Cette attente si longue...

Autour de 4h du matin, j'étais dilaté completement.

Je me suis dit : "Chouette enfin on va pouvoir pousser.."

Et bien non, il fallait encore attendre la descente dans le bassin...

Jusqu'au bout j'vous dit.

Alors j'ai attendu, attendu, attendu.

Les sages femmes me placaient dans toutes les positions.

Le jour se levais enfin.

J'avais hate, mais en même temps j'étais terrifiée.

L'idée de la poussée me fesait me faire pipi dessus.

J'avais trés peur.

Le changement d'équipe arriva, il étais autour de 8h30, et elles decidèrent de commencer LA POUSSEE..
L'angoisse ultime.

Je me mit au travail, j'écoutais avec attention ce qu'elles me dictaient de faire, j'essayer de faire au mieux, je m'essouflais.

Pendant ce temps la, une jeune étudiante fit un malaise.. (oui oui vous avez bien entendu.)

J'ai poussais pendant une demi heure, jusqu'à ce que j'entende : "Allez me chercher un médecin!"

Et la je me suis dit : "Ma fille, après avoir bien souffert t'es bonne pour la césarienne."

Nan en faite pas du tout, le medecin a plaçait une ventouse sur la tête de ma perle pour la faire sortir, elle a lachée, elle en a posé une deuxième, et elle était la.

Je vis rapidement sa tête encore recroquevillée,

puis on me l'as posa sur moi, j'étais dans un état second de bonheur, d'amour, de joie, de plénitude. Un état indéscriptible. En cet instant, le personnel médical n'étais plus, car elle était là, la femme de ma vie.

Même si la medecin me montrais mon placenta, et kiffer dessus car il était apparement magnifique, ça ne m'attaindais pas car ELLE était là.

Même si la médecin étais en train de me recoudre à l'aise, ou de me toucher je ne sais ou, ça m'étais égal, car ELLE était là.

Pour la petite histoire, la médecin est venue sur le coup des 9h, j'ai accouché, et personne n'a été capable de savoir à quel heure précisement.

On a choisi 9h07 du coup. (oui, le 7 est le chiffre qui nous porte bonheur)

Ma plus grande entise était l'accouchement.

J'en avais vraiment peur, car ma mère a eu le pire des accouchements pour moi (que je n'expliquerai pas ici car âmes sensibles s'abstenir)

Du coup, je pensais qu'il pouvait y avoir une part d'héréditaire, de destinée, de karma.

Mais en faite non, j'avais tord, je me trompais à 100%.

Chaque accouchement est différent, et surtout chaque accouchement est magique.

En effet, oui ça fais un peu mal, surtout les contractions du début de travail, mais une fois sous péridurale, on se laisse porter, et tout ce passe pour le mieux.

Et l'arrivée de son enfant au monde reste la chose la plus magnifique et merveilleuse qu'il m'est été donner de voir <3

 

Alors à toutes les mamans enceintes qui stress pour l'accouchement, ne vous en faites pas, ça va le faire, en faite, on le dit rarement mais le pire c'est aprés ;)

Ces débuts dans sa vie sur Terre <3Ces débuts dans sa vie sur Terre <3
Ces débuts dans sa vie sur Terre <3Ces débuts dans sa vie sur Terre <3

Ces débuts dans sa vie sur Terre <3

Et quelques jours plus tard..

Et quelques jours plus tard..

Tag(s) : #ARTICLE, #BABY

Partager cet article

Repost 0